29 janvier au 3 février 2008, Manosque : Rencontres des Cinémas du Monde

21 janvier 2008

aff2008.jpgFidèles à leur projet, les 21es Rencontres Cinéma reçoivent à Manosque les cinémas du monde. La plupart des films sont des avant-premières ou des inédits, dans le sens où ils cherchent encore un distributeur ou une place à la télévision, même s’ils ont déjà été distingués par des festivals renommés. Encore neufs, ils sont proposés en confiance à votre regard et à votre jugement grâce à la complicité de distributeurs, de producteurs et de cinéastes pour qui chacun d’entre vous en est le vrai destinataire.

Le cinéma dit “documentaire” y occupe une place prépondérante, parce que cette forme répond à ce désir qui guide nos choix, celui de la curiosité, de la réflexion et de la connaissance de l’autre jointes aux plaisirs du spectacle et de l’art. De grands festivals comme le Festival des Trois Continents de Nantes ou le Festival International du Documentaire de Marseille ont récemment décidé d’abolir la distinction entre documentaire et fiction pour leur compétition. Depuis l’origine, notre projet est fondé sur un intérêt pour ce cinéma qui se situe souvent en-dehors de catégories bien définies et dont la force vient d’abord de la vitalité créatrice des auteurs pour vous raconter des histoires, pour vous donner en partage une expérience du monde qui est aussi celle de leurs rêves. Nous sommes donc fiers d’être modernes depuis vingt-et-un ans.

La musique sera très présente cette année sur l’écran des Rencontres. Il n’y a pas là volonté délibérée de traiter un sujet, c’est le résultat de rencontres fortuites entre des films qui ont déclenché notre enthousiasme. A travers des personnages de musiciens, ils trouvent un chemin pour nous parler d’humanité, de partage et donc d’espoir. En suivant Billy Cobham dans ses activités, Mika Kaurismäki nous donne conscience de cette pulsion de vie qu’est le rythme, de son formidable potentiel pour communiquer au-delà des mots. Sonic Mirror nous introduit dans les favelas brésiliennes où les enfants pauvres atteignent à la joie et à la dignité dans l’effort collectif de l’apprentissage, il capte le jaillissement de sentiments secrets chez des autistes.

Séquences très proches d’autres filmées par Sandrine Bonnaire avec sa sœur Sabine et qui nous font comprendre la nécessité de l’attention portée à ces êtres en souffrance, dans le besoin des autres sans pouvoir le dire. Retour à Gorée est un voyage au cours duquel Youssou N’Dour relie la tradition musicale africaine qui est la sienne à sa transformation en jazz après le déplacement tragique de l’esclavage. Un travail avec la mémoire qui devient hymne au métissage et aux forces de la transmission et de la création. As Old As My Tongue, en brossant le portrait de la chanteuse Bi Kidude, évoque aussi cette capacité qu’ont les artistes de mettre en cause les oppressions sournoises envers les femmes qui perdurent dans le monde contemporain.

L’expression des sentiments féminins sera aussi le thème de nos rencontres autour des derniers films de l’indien Adoor Gopalakrishnan qui revient à Manosque et de ceux de l’Iranienne Mania Akbari, à la fois actrice de Kiarostami pour Ten et auteur de ces œuvres très personnelles que sont Twenty Fingers et Ten + Four. Une semaine de cinéma pour agrandir notre monde et dans laquelle nous avons réservé ce temps du dialogue avec les cinéastes invités, avec l’espoir de vous y retrouver nombreux et ardents.

Pascal Privet

 

J’assiste au Festival de Manosque depuis des années. A chaque fois, les rencontres avec les cinéastes sont éclairantes. A chaque fois, le public se montre attentif et intelligent. Pas de pop-corn non bio, à Manosque.

Cette année encore, j’y serai. Avec d’autant plus de plaisir que j’y convaincrai quelques cinéastes de venir à nos prochains Vendredi c’est écologie, à Salernes.

Et donc, de belles surprises en perspective au cinéma La Tomette ! Pascal Privet, le responsable de la programmation des Rencontres, y prendra bientôt ses quartiers – pour présenter ses films et les films des autres. Premier rendez-vous avec Pascal à Salernes, le vendredi 4 juillet 2008, autour de l’Afrique.

Bernard Blanc

films inédits et avant-premières
Finlande, Brésil, Inde, Argentine, Iran, Indonésie, Zanzibar…
rencontres avec les cinéastes

parmi ces projections exceptionnelles

  • mardi 29 janvier 21h : SONIC MIRROR
    en présence de Mika Kaurismäki
  • jeudi 31 janvier, 21h : MAFROUZA
    en présence d’Emmanuelle Demoris.
  • vendredi 1er février, 21 h : RETOUR A GOREE
    en présence de Pierres-Yves Borgeaud
  • samedi 2 février, 17h30 : TEN + FOUR
    en présence de Mania Akbari
  • samedi 2 février, 21h : QUATRE FEMMES
    en présence d’Adoor Gopalakrishnan
  • dimanche 3 février, 19h : OPERA JAWA
    en présence de Garin Nugroho

renseignements : 04 92 72 19 70
programme complet sur www.oeilzele.net


Le peuple migrateur

17 décembre 2007

252547411_l.jpgLe 11 janvier 2008, à 19h, au cinéma La Tomette, à Salernes, Vendredi c’est écologie présente “Le peuple migrateur” le film de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud (2001). Débat animé par l’écrivain naturaliste Christophe Bonnet.

 

Christophe Bonnet, qui a longtemps exercé le métier de vétérinaire à Boulouris, est maintenant installé comme guide naturaliste dans les Alpes-de-Haute-Provence. Président de l’UDVN 04 pendant une dizaine d’années, il représente France Nature Environnement dans ce département pour le dossier du loup et, au sein de l’association Infloralhp, il participe à l’inventaire de la flore avec le Conservatoire Botanique Alpin . Il est auteur de “La flore du Verdon” pour le Parc Naturel Régional du Verdon , et co-auteur aux éditions Dakota du guide “Balades Nature en Provence” et “Provence entre Terre et Mer” pour le conservatoire du Littoral.

 

51nwjnv7ral_ss500_.jpg“Provence Côte d’Azur entre terre et mer, 28 Balades sur les sites du Conservatoire du littoral” de Jean-Emmanuel Roché, Nicolas Crunchant, Christophe Bonnet, Sandra Lauret, Dakota Editions 2007.

 

A la découverte de 28 sites de Provence-Côte d’Azur, parmi les plus beaux du Conservatoire du littoral. Des horizons sans fin de la Camargue jusqu’à la côte dentelée de la Riviera, le littoral de Provence-Côte d’Azur est probablement le plus contrasté de France. Les vastes zones humides convoitées par les oiseaux migrateurs s’opposent aux falaises vertigineuses des Calanques. Le maquis grillé par le soleil fait oublier le clapotis des marais. A la blancheur de la chaîne de l’Estaque répond la teinte rouillée de l’Estérel. Avec en trait d’union la Méditerranée, vêtue de jade ou enveloppée d’un bleu profond. Les plus beaux paysages. Tous les sites ont été choisis pour la beauté de leurs paysages, mais aussi pour la richesse de leur faune, de leur flore ou de leur histoire. Les plus belles balades. La présentation de chacun des 28 sites est complétée par un itinéraire vous invitant à explorer les lieux. Cartes IGN, photos, dessins, indications pratiques sont autant d’éléments facilitant vos découvertes littorales.

 

51eysdsa9xl_ss500.jpg“Balades nature en Provence”, Dakota Editions, 2005
La Provence comme vous ne l’avez jamais vue ! Du Parc de Camargue à celui de Port-Cros, en passant par ceux du Verdon et du Luberon, ce livre fleure la garrigue et le lavandin. Mont Ventoux, calanques de Marseille, Alpilles, Porquerolles, Sainte-Baume, cap Taillat… La faune et la flore sont aussi variées que ce vaste territoire le permet : flamants roses de Camargue, aigle de Bonnelli sur les falaises, orchidées…
Fins observateurs de la faune et de la flore par passion ou par profession, les auteurs de ce guide connaissent la région comme leur poche. Ils racontent la nature avec simplicité à travers 22 balades d’environ une demi-journée agrémentées d’anecdotes insolites, d’encadrés thématiques et de conseils pour l’observation des espèces.
Chaque balade s’accompagne d’informations pratiques très précises (temps de parcours, dénivelé, meilleures périodes d’observation…) et d’une carte détaillée. Un guide d’observation, illustré par Jean Chevallier, permet d’identifier les espèces rencontrées. Enfin, le carnet d’adresses donne tous les contacts pour faire des sorties nature avec un animateur et devenir un naturaliste en herbe !

 

“Flore du Verdon”, de Ch. Bonnet, L. Foucault, G. Rebuffel, D. Rombaut, F. Rozet
Avec ses sites exceptionnels et grandioses, le Parc naturel régional du Verdon voit aujourd’hui des visiteurs affluer du monde entier à la fois pour la qualité et la diversité de ses paysages et pour l’intérêt en matière de loisirs culturels. Parmi ces derniers, la découverte botanique, qui pourra bénéficier de ce guide accessible à tous. Après une présentation générale du parc, l’ouvrage décline ses sept différents secteurs géographiques et recense environ 200 espèces qui le peuplent, illustrées de quelques 300 photographies. Une balade botanique est proposée pour chaque secteur.
Ed. Edisud / Parc Naturel du Verdon.
Parc Naturel du Verdon, Maison du Parc, Domaine de Valx, 04360 Moustiers-Sainte-Marie, 04.92.74.68.00 <info@parcduverdon.fr>

 

  • COBIONAT, Montée des Moulins, 83690 Salernes, 04 94 68 70 46 <cobionat@free.fr> et Bernard Blanc <berblanc@club-internet.fr>
  • Le blog de la biocoop, développe ce programme, avec liens, bibliographies et interviews inédites.
  • CINÉ 83 , 04 94 24 72 86

Le peuple migrateur

Durant trois ans, Jacques Perrin et son équipe ont suivi au plus près bernaches, grues, oies et autres flamands pendant leur migration. Au printemps, dans l’hémisphère nord, les oiseaux migrateurs s’envolent vers les terres arctiques où ils sont nés et où ils peuvent se reproduire. À la fin de l’été arctique, les parents et les oisillons reprennent leur envol, direction les tropiques, pour la migration d’automne. Volant sans relâche, parfois nuit et jour, ces animaux effectuent des voyages de plusieurs milliers de kilomètres, parsemés de dangers. Ils franchissent les plus hautes montagnes, affrontent les grands froids comme les chaleurs du désert. Pour aller d’un point à un autre, ils utilisent les repères astronomiques, guidés par l’instinct de survie. Car la migration est avant tout une promesse. Celle du retour.
Pour survivre, les oiseaux migrateurs accomplissent des milliers de kilomètres. Le spectateur est ainsi invité à suivre différentes espèces qui, tout au long de leur migration, survolent forêts, villes, océans, étendues glaciaires et déserts, affrontent les tempêtes, le chaud, le froid ainsi que les viandards, les marées noires et les pollutions industrielles tout en faisant face à d’autres dangers quotidiens : moissonneuses-batteuses, troupeaux de chevaux, avalanches, pièges tendus par l’homme. Quatre itinéraires sont ainsi privilégiés : les oiseaux d’Amérique du Nord se dirigeant vers le sud du continent, ceux d’Europe et d’Asie en route pour l’Afrique, les oiseaux d’Asie allant vers l’Inde, contournant le massif himalayen par l’ouest ou l’est et enfin les oiseaux d’Asie qui vont vers le sud-est asiatique jusqu’à l’Australie et l’Océanie.

 

Lisez la suite de cette entrée »